Auteur

L'AUTEUR

 

La personnalité de ABDRUSCHIN

André Fischer 1911-2010 , rencontre Abdruschin en 1935. Le premier ouvrage de André Fischer date de 1962 (il en écrira 8opar la suite), puis il traduira l’ouvrage majeur de Abdruschin Dans la lumière de la Vérité en 2001.

Parfaitement bilingue en tant que Alsacien, né à l’époque où l’Alsace était allemande, il a su donner à cette traduction la vibration la plus proche possible de celle de la langue allemande, langue spécialement préparée pour la transmission de ce pur message des Hauteurs.

Oscar Ernst Bernhardt, de son nom de plume Abdruschin, naquit à Bischofswerda en Saxe (Allemagne), le 18 avril 1875.En Angleterre lors de la déclaration de guerre, il fut interné sur l’île de Man en tant que sujet allemand en 1915 détention pendant laquelle il élabora intérieurement son oeuvre future et identifia les lois divines. Son activité commerciale l’amena à beaucoup voyager avant qu’il se fixe définitivement au Vomperberg où il séjournera jusqu’à son internement par les nazis, en 1939. Assigné ensuite en résidence surveillée, il décédera le 6 décembre 1941, sans maladie déclarée.

Son oeuvre promeut des valeurs de responsabilité individuelle et de libre arbitre. Il souligne d’ailleurs dans l’introduction de son oeuvre « ne pas apporter de nouvelle religion », tandis qu’il y précise « que ce n’est que dans la conviction que repose la vraie foi, et que la conviction ne vient que par un examen et une vérification sans égards ».

Son savoir n’est pas le fruit d’une instruction terrestre. Il est puisé aux sources les plus pures et les plus sublimes. De même que chaque oeuvre permet de conclure quant à son auteur et justifie de la qualité de celui-ci, de même est-il possible de reconnaître dans son oeuvre qui est Abdruschin.

 

J’ai eu l’immense bonheur de connaître personnellement Abdruschin,

auteur spiritualiste d’origine allemande qui, à partir de 1924,anima de nombreuses conférences publiques d’ordre spirituel, conférences qu’il réunira en 1931 dans son oeuvre majeure Dans la lumière de la Véritépar laquelle je l’ai connu et apprécié. Cet ouvrage, composé de 91 conférences nous éclaire sur les lois naturelles qui régissent la Création ainsi que sur le rôle de l’Homme et le sens de sa vie. Il propose aussi un éclairage, d’une grande hauteur de vue, des 10 commandements de Dieu.

Je garde précieusement en moi le souvenir des moments merveilleux partagés avec lui, alors que jeune homme de 25ans je passais mes vacances d’enseignant au Vomperberg, en Autriche, où il vivait dans les années 30.

Habitant à Mulhouse, j’avais réussi au concours d’entrée à l’école Normale d’instituteurs du Haut-Rhin, mais n’ayant que 16ans je devais attendre un an pour pouvoir commencer mes études. J’avais beaucoup de temps libre et mon amour de la musique me poussait souvent, l’après-midi, à aller écouter un concert dans un grand magasin de Mulhouse.

J’étais moi-même pianiste et le pianiste de l’orchestre me subjuguait par sa manière de jouer, mais surtout par ce qu’il était, sa façon de se comporter avec ses collègues de l’orchestre : d’humeur égale, souriant, attentionné et amical envers ses partenaires. Ainsi naquit en moi le désir de lui ressembler et d’être plus tard un homme comme lui.

L’année suivante j’entrais à l’école Normale où, en plus des matières d’enseignement général, j’appris à jouer de l’orgue. Puis je devins instituteur et un jour, alors que mes collègues m’avaient demandé d’organiser un concert pour notre fête annuelle, quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer « mon » pianiste lors d’une répétition pour un « quatre mains » ! Je lui parlais des concerts dans le grand magasin. Il m’expliqua que c’était une période où il envisageait de quitter l’enseignement pour se tourner vers une carrière de concertiste. Mais finalement, il était revenu à son métier d’instituteur.

Après la répétition, la conversation s’engagea et je lui parlais des cours de philosophie que je suivais à Strasbourg. Il me tendit alors un petit livret vert en me disant : « J’ai là quelque chose qui peut vous intéresser » ! Je pris le petit livret et lui dit : « Je vous en ferai la critique ! » Rentré à la maison, je me mis à lire l’opuscule qu’il m’avait prêté : c’était une conférence de Abdruschin. J’étais captivé ! Je venais de me rendre compte que ce que je lisais était la Vérité, j’étais devant un choix de vie ! Ma conviction fut immédiate et entière ! Lorsque je ramenais l’opuscule, à la répétition suivante, il me demanda en souriant : « Alors, la critique ? » « Il n’y en a pas » répondis-je, « donnez-moi un autre livret ! »

C’est ainsi que j’ai commencé à lire cette oeuvre unique qui a transformé ma vie entière ! J’ai demandé un rendez-vous à Abdruschin et je suis allé le voir au Vomperberg, dans le Tyrol autrichien. J’y fis par la suite de nombreux séjours et j’eus le bonheur d’approcher cet être merveilleux qu’était Abdruschin.

Physiquement de taille moyenne, il en imposait par son maintien noble, sa tenue vestimentaire très soignée, sa politesse, sa simplicité et son naturel. Il avait un beau visage, des yeux bruns avec des points dorés, une démarche souple, une voix harmonieuse et chaleureuse.

Un jour que je me trouvais dans le bureau de l’Administration très occupé à choisir des cartes postales, je sentis une présence derrière moi et un joyeux « Guten Tag, Herr Fischer » m’obligea à me retourner ! C’était Abdruschin qui me saluait en allant à son bureau ! Cette cordialité, cette simplicité chaleureuse alors qu’il aurait pu passer sans que je le voie, reflétait bien ce qu’il était intérieurement.

Une autre fois, tandis que je parlais avec lui dans son bureau d’un orgue qu’il voulait acquérir, il changea brusquement de conversation et me dit : « Voyez-vous, Monsieur Fischer, les hommes de l’avenir iront la moitié de la journée à l’école. » Et la conversation qui concernait tout d’abord l’orgue s’orienta entièrement vers la formation et l’enseignement.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai mis en place cette école dont il m’avait parlé alors, sans doute intentionnellement. Non pas une école intellectuelle, comme nous la connaissons généralement, mais une école propre à éveiller et à promouvoir la spiritualité humaine.

L’ÉCOLE DE L’HOMME est née des paroles de Abdruschin. C’est une école par correspondance basée sur des cours qui suscitent des vécus formateurs s’adressant à l’intériorité de chacun afin de lui permettre de s’améliorer et de progresser sans cesse, ce qui est le but de la vie terrestre. Ces cours m’ont été « dictés » par des grands guides formateurs, toutes les personnes qui les ont suivis en ont reconnu la haute tenue et la valeur.

Abdruschin pensait que mon chemin personnel était celui de l’intériorisation et de l’élévation éthique. J’ai suivi ce chemin qui m’a conduit à l’épanouissement et au bonheur.
Mon idée directrice, éveillée par Abdruschin, est l’aspiration vers ce qui est haut et lumineux, aspiration fondamentale de toute l’œuvre humaniste et spiritualiste de Abdruschin, oeuvre qui est à la base de mes ouvrages et de mes cours de L’ÉCOLE DE L’HOMME.

Deux valeurs présentes dans l’oeuvre de Abdruschin m’ont particulièrement touché :

1°/ l’idée de l’obligation fondamentale de l’homme, qui est l’effort ascendant permanent,

2°/ il n’y a qu’un seul chemin, celui de l’observation des lois universelles de la vie.

 

André Fischer

 

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